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La chrono-nutrition est plus qu’un régime, c’est un mode de vie. Elaborée par des médecins nutritionnistes, son principe est simple : manger de tout, dans des quantités raisonnables, et au bon moment dans la journée. L’organisme n’a pas les mêmes besoins selon les moments de la journée, il s’agit donc de l’alimenter pour couvrir ses besoins au bon moment de la journée. Ce régime, basé sur la chrono-biologie, a montré de nombreux avantages mais surtout il permet de maîtriser les diabètes de Type 2, non insulinodépendants, et d’aider à stabiliser les diabètes insulinodépendants. Découvrez les grands principes de la chrono-nutrition et tentez l’aventure afin de mieux maîtriser la maladie.

Une journée type avec la chrono-nutrition

La chrono-nutrition distingue pour chaque repas un aliment principal et des aliments complémentaires. Pour chaque repas certains aliments principaux sont indiqués et d’autres pas, il faut donc les privilégier au bon moment.

Voici le détail d’une journée type :

PETIT DEJEUNER

  • 1 boisson chaude (café ou thé) sans sucre, ni lait
  • 1 part de fromage + 40% de cette part en pain (= aliment principal)
  • 1 cuillère à café de beurre est possible en complément.

DEJEUNER

  • 200 g de viande : rouge, blanche, charcuterie ou abats
  • 3 CS de féculents
  • Des condiments sont possibles en complément.

GOUTER

  • ½ bol chinois de noix, noisettes, pistache ou noix de pécan nature ou ½ bol d’olives ou 1 avocat ou 20 g de chocolat noir à 70% de cacao ou 1 fruit mais pas chaque jour.
  • 1 boisson chaude (café ou thé) sans sucre, ni lait.

DINER

  • Poisson ou fruit de mer à volonté
  • 1 salade verte ou 3 CS de légumes

Chaque repas peut être accompagné d’eau plate ou pétillante mais rien d’autre, pas même une eau aromatisée.

Les grands principes de la chrono-nutrition

Le principe de base consiste à limiter les sucres et à privilégier le bon gras et les fibres.

Le sucre en quantité très limité : il est conseillé de limiter la consommation de légumes sucrés comme les carottes ou les patates douces. Les sucres rapides doivent être limités à une fois par jour, en petite quantité et plutôt en fin d’après-midi. La consommation d’édulcorants est proscrite, car ils n’apportent rien et préserve l’accoutumance au goût du sucre.

Priorité aux glucides complexes : les féculents doivent être consommés sans excès afin de préserver le pancréas. Les céréales riches et complexes doivent être privilégiées : l’orge, l’avoine, le seigle ou le sarrasin, plutôt que le blé.

Attention au glutamate : cet additif induit une augmentation de l’envie de manger. Présent dans les sauces, les chips, les biscuits apéritifs, les menus de fast-food et les plats industriels, il est à bannir.

Des produits laitiers choisis : limiter la consommation des produits laitiers qui contiennent le plus de lactose, sucre du lait : les yaourts, le lait et le fromage blanc. Et on privilégie les produits laitiers pauvres en lactose : les formages secs.

Le bon choix de graisses et protéines : les protéines sont indispensables mais doivent être équilibrées. On privilégie les poissons le soir car il limite les risques d’hypoglycémie la nuit. Les graisses saturées doivent être consommées le matin et les polyinsaturées sur le reste de la journée pour ne pas déséquilibrer le diabète.

Les fibres pour freiner l’absorption des glucides : parce qu’elles facilitent le transit, les fibres permettent de limiter l’élévation du taux de glycémie après le repas et de stabiliser le diabète, elles sont donc à privilégier à chaque repas.